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L'AQUARELLE

Transparence et
spontanéité...




mercredi 24 janvier 2018

Des pensées à la pelle...


Pour la reprise des ateliers d'aquarelle en janvier, nous avons réalisé avec le groupe des confirmés un très joli sujet : des petites pensées dans un verre à peine visible. 
J'ai traité ce sujet lors d'un stage avec Joëlle Krupa- Astruc, il y a une dizaine d'années. Le bouquet n'était pas très lisible (fleurs pas très définies, vase presque invisible), mais j'en avais tiré une aquarelle qui se tenait.

Bouquet de pensées

Voici l'aquarelle que j'ai faite il y a 10 ans. Nous avions travaillé longuement le fond dans l'humide, avant de nous attaquer au bouquet. Nous avions à peine touché le papier et fait bouger les couleurs pour obtenir ce fond subtil et sans traces.
Nous avions travaillé le plus longtemps possible dans le premier humide : réalisation du vase, des feuilles... avant de tout sécher et de nous lancer dans les fleurs.

Puis, nous avions travaillé les fleurs une par une, avant de placer les tiges qui sortent du bouquet dans la diagonale du tableau.

Anne Coquéau- Velut - "Petites pensées" - 30x 40cm non encadré
Le groupe confirmés étant tout à fait capable de le réaliser, j'ai donc proposé ces petites pensées en janvier.   C'était un sujet difficile, et pas évident à traiter dans l'après- midi. Beaucoup de stagiaires l'ont terminé à la maison. Certains l'ont même refait une seconde fois... preuve que le sujet était intéressant !
Il en est sorti de très jolis bouquets, que je partage avec vous...De toutes les tailles, dans tous les formats (portraits, paysages, carrés...). Certains ont changé les couleurs de fleurs, et ont fait preuve d'inventivité dans la composition...
Vraiment, bravo à toutes et à tous...
Je vous laisse les découvrir.

 
A. Lachal / JP Hoenner /JP Hoenner/ L. Petit


C. Girard (pastel) / E. Dubois / C. Girard /AM Jouanchicot




D. Marre / D. Dubois / D. Dubois / AM Traille
C. Girard / M. Martin / C. Huc /MH Tanquereuil



dimanche 7 janvier 2018

Une belle exposition : "Le jardin secret des Hansen" - La collection Ordrupgaard au Musée Jacquemart- André à Paris



Lors de notre passage à  Paris, nous avons passé une après-midi au Musée Jacquemart- André (dans le VIIIe arrondissement), pour admirer la collection Ordrupgaard, exposée sous le titre "Le jardin secret des Hansen".




 Le Musée Jacquemart -André - Musée des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs - est en lui- même une petite merveille, qui présente des collections raffinées de mobiliers, peinture, sculptures ou objets de la vie quotidienne...


Un peu d'histoire sur le musée ...
C'est à l'origine une demeure particulière de grands bourgeois, en l'occurrence ici protestants, devenue un musée en préservant l'aménagement initial des lieux


En 1868, Edouard André commanda à l'architecte Henri Parent cet hôtel particulier. Édouard André était un héritier de l'une des plus grandes fortunes du Second Empire, originaire du Sud-Est de la France (Nîmes), qui avait servi dans la garde personnelle de Napoléon III. Il avait acquis un terrain de 5 700 m2 pour la somme considérable de 1 520 000 francs. Les travaux, se déroulant de 1869 à 1875, mirent en place un hôtel dévolu aux fêtes et à la réception, équipé de toutes les commodités modernes, dans un décor théâtral.







En 1872 André, amateur d'art, avait racheté la Gazette des Beaux-Arts et pris la direction de l'Union centrale des arts décoratifs; il conçut alors le projet de constituer une collection de tableaux, de sculptures, de tapisseries et d'objets d'art du XVIIIe siècle. En 1880, il épousa Nélie Jacquemart, une jeune artiste peintre qui s'associa aux projets de son mari. Ensemble, ils constituèrent méthodiquement leur collection, Nélie s'intéressant plus particulièrement à la peinture italienne, des primitifs des XIVe siècle et XVe siècle à la Renaissance, correspondant à 124 œuvres sur les 137 tableaux italiens conservés à Paris. Parallèlement, ils aménagèrent leur demeure pour mettre en valeur le mieux possible leurs acquisitions..






Nattier - Madame d'Antin

Paolo Ucello - Saint Georges terrassant le dragon

 En 1894 André mourut, laissant à Nélie l'achèvement du futur musée. Celle-ci prévoit en effet de léguer l'hôtel à l'Institut de France dans le souci de préserver l’intégrité de sa collection et de la faire découvrir au plus grand nombre, à condition qu'il fût ouvert au public et transformé en musée. 


À sa mort en , Nélie Jacquemart légua l’ensemble de ce patrimoine à l’Institut de France
Depuis 1913, date effective du legs, l’Institut de France et la Fondation Jacquemart-André s’efforcent de conserver, protéger et valoriser ce patrimoine, la disposition des lieux n'ayant pas été modifiée.





 L'Exposition "Le Jardin secret des Hansen"
Comme au Musée Jacquemart-André, la collection d’Ordrupgaard est constituée par un couple féru d’art, les danois Wilhelm (1868 – 1936) et Henny (1870 – 1951) Hansen
Homme d’affaires passionné d’art, esprit indépendant et visionnaire, Wilhelm Hansen assemble en seulement deux ans entre 1916 et 1918 une collection unique en Europe d’œuvres représentatives de l’impressionnisme et du post-impressionnisme de la seconde moitié du XIXe et du début du XXe siècle. Une sélection de plus de 40 tableaux est présentée pour la première fois à Paris, au Musée Jacquemart-André.
De Corot à Cézanne et Matisse, en passant par les paysages changeants de Monet, Pissarro, Sisley et les doux portraits de Renoir, Morisot ou Gonzalès, l’exposition m'a permis de découvrir des trésors peu connus en France. Etaient également mis à l’honneur des artistes aussi emblématiques que Degas, Manet ou Courbet, avant un final consacré à l’art vibrant et sensuel de Gauguin.







L'exposition est en place jusqu'au 22 janvier... Dépêchez- vous d'y aller !

jeudi 14 décembre 2017

Des femmes... en vue d'une exposition


Le groupe de la Pépinière du lundi soir doit présenter au mois de Mars 2018, une petite exposition d'aquarelles sur le thème de la Femme (à l'occasion de la Journée de la Femme qui a lieu tous les ans le 8 Mars).
Nous avons donc commencer à peindre sur ce thème de façon collective. Et voici quelques uns des tableaux que j'ai peints en pensant à cette exposition. 

Nous nous sommes inspirés plusieurs fois de peintres connus qui ont célébré la Femme. 


Anne Coquéau- Velut-" Femme à l'ombrelle
tournée vers la droite de Monet"
2017 -30 x 40cm

 Tout d'abord, deux jeunes femmes impressionnistes du peintre Claude Monet.
"A l'été 1886, Monet réalise deux grands tableaux de sa belle fille Suzanne Hoschedé, en jeune fille à l'ombrelle tournée vers la gauche et vers la droite. Suzanne craque pendant ces longues heures de pose. Mais cela nous permet de savoir que le premier tableau est celui tourné vers la droite car Suzanne se tient droite. "



Anne Coquéau- Velut-" Femme à l'ombrelle
tournée vers la gauche
de Monet"
2017 -30 x 40cm
 "Sur le deuxième, celui sur la droite on remarque que Suzanne n'est plus droite elle s'avachit
 Le cadrage des deux toiles est audacieux : Suzanne se tient debout sur son talus et le peintre est en contre bas : le modèle se découpe dans le ciel. " (http://histoire-des-arts.over-blog.com)

 L'interprétation de cette huile en aquarelle n'a pas été facile du tout. Tous les tissus sont recouverts d'une ombre bleutée subtile, mais qui ne doit pas se mélanger aux différents reflets qui se posent sur la robe et ses plis.
L'intérieur de l'ombrelle a été assez laborieux pour la première réalisation, beaucoup plus spontané pour la seconde.
De même, il a fallu "inventer" des traits au visage de Suzanne, complètement mangé par l'ombre... Pas évident !




Anne Coquéau- Velut-" Arlequine",
de Marie Laurencin
2017 -30 x 40cm
 Je me suis ensuite souvenue d'avoir repris, lors de mes premiers cours d'aquarelle, un portrait réalisé par Marie Laurencin, artiste remise au goût du jour par le chanson de Joe Dassin ,  "L'Eté indien" :
"
Avec ta robe longue...
Tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin..."


 Marie Laurencin a fait de son style, qualifié de "nymphisme», un dépassement tant du fauvisme que du cubisme.  Aux côtés des grands artistes de l'époque, notamment George Braque, Pablo Picasso, André Derain et Henri Matisse, elle est l'une des pionnières du cubisme comme du Dadaisme. Son style très personnel, critiqué pour sa mièvrerie, répète dans des camaïeux pastels des motifs de princesses et de bêtes féériques, de fleurs, et d'adolescentes androgynes à la pâleur irréelle.
Elle fut la muse de Guillaume Apollinaire.
Alors qu'elle est adulée au Japon, on ne reparle d'elle en France que depuis quelques années.


"Arlequine"  est un bon exemple de ces jeunes femmes androgynes qu'a représentées Marie Laurencin. Il n'est pas facile de passer de l'huile à l'aquarelle. On a l'impression que la peintre posait de grands aplats de couleurs, mais en réalité, ils sont pleins de nuances et de couleurs différentes, tout en restant dans des tons très pastels. De même la peau joue sur les registres de roses et de gris, difficiles à rendre à l'aquarelle.


Anne Coquéau- Velut-" Portrait de Marie Dormoy",
de Marie Laurencin
2017 -30 x 40cm
 J'aime beaucoup cette reproduction de Marie Dormoy. J'ai réussi à rester dans des couleurs très douces pour l'ensemble du tableau.
Le chien a une belle attitude. Et le visage de la jeune femme est très doux. Les visages  des portraits de Marie Laurencin sont très simplifiés. Les ombres sont peu marquées, et ont tous des grands yeux foncés.

L'harmonie de tons bleus /turquoises / verts d'eau est très subtile sur le tableau de Marie Laurencin. C'est une gamme de couleurs que j'aime beaucoup.  
Ce fut un vrai plaisir de peindre cette toile.



Anne Coquéau -Velut - "Le Collier" , de
Stéphanie Ledoux
2017 - 30x 40cm







J'ai acheté il y a quelques temps, le dernier Carnet de Voyage de Stéphanie Ledoux " Rencontres autour du monde", aux Editions Elytis (2016). 
Ce nouveau livre revendique la curiosité, l'ouverture à l'autre, la recherche d'une connivence, l'étonnement face à des civilisations opposées aux nôtres. L'auteur parcourt le monde, trouvant dans les rencontres avec les ethnies, l'inspiration à son travail d'artiste. 
Les carnets de voyages qu'elle réalise sur le terrain se font toujours à la faveur d'échanges, de paroles ou de regards, qui tissent le premier lien d'une confiance mutuelle.
Le tour du monde qu'elle nous propose ici n'a d'autre dénominateur que celui de l'émotion suscitée par le moment passé ensemble, le rire partagé - parfois sans langue commune -, l'incongruité de la rencontre.

Je n'ai pas résister à l'envie de reproduire cette fière "fillette Hamer de Turmi" (Ethiopie). Elle est très lumineuse. Nous aurons peut-être l'occasion de la faire lors d'un atelier.


Anne Coquéau- Velut - "La geisha"
2017 - 40 x45 cm
Cette superbe geisha a fait l'objet de notre dernier sujet commun.
Je n'ai pas réussi à vraiment l'interpréter et l'aquarelle est proche de l'estampe originale.
L'arrière - plan a été simplifié, mais la plupart des détails de la robe et des tissus sont là . Un travail assez fastidieux .. pour une geisha bien installée !




Anne Coquéau- Velut - "Pomme de Reinette", de O. Violin
2017 - 30 x 40cm
Et pour terminer, deux portraits d'enfants.
Le premier, "Pomme de Reinette", inspirée d'une peinture de O. Violin. 
J'aime beaucoup la pose contemplative de la petite fille.
J'ai essayé de travailler les plis des tissu, ainsi que le morceau de bois dans l'humide, mais j'aurais pu aussi la traiter avec de grands aplats de couleurs.








Anne Coquéau- Velut - "La Lionne"
2017 - 30x 40 cm



Ce portrait de petite fille m'a séduit par sa crinière de lionne.
J'en ai réalisé deux versions : la première à la manière de Stéphanie Ledoux, avec des couleurs inattendues...
Puis cette version, plus douce, mais dont la chevelure est moins réussie. Sur cette photo, on a l'impression de voir tous les coups de pinceaux, alors que la couleur est beaucoup plus fondue en réalité.





Le plus difficile sera de choisir quels tableaux installer aux murs !
Rendez vous au mois de mars 2018 !


jeudi 26 octobre 2017

Une galerie de personnages à l'aquarelle...


Nous avons terminé les cours en juin 2017, par une série de personnages, tirés de la vie traditionnelle bretonne ou vosgienne. La difficulté des tableaux ne tenait pas tant dans la ressemblance que dans l'exactitude des poses et des attitudes.

Anne Coquéau- Velut - "La Belle de Sarzeau" - 30 x 40 cm -2017


Pour cette "Belle de Sarzeau", le fond de paille a été simplifié. Nul besoin de peindre tous les brins de paille... cela n'aurait fait que perturber le regard et l'éloigner du centre d'intérêt.
Les différentes parties du personnage ont été réalisées dans l'humide sur de petites surfaces. Les détails du bonnet, du châle et du panier ont été simplifiés eux aussi. 
Par contre, les zones de lumière ont été placées et sauvées avec soin.





Anne Coquéau- Velut - "La vie à Belle- Ile" - 30 x 40 cm -2017




Le principe a été le même pour ce fermier guidant ses vaches vers l'étable. Un premier passage dans l'humide a donné "l'harmonie colorée" du tableau. 
Les façades ont été peintes chacune leur tour, en rajoutant quelques détails à sec.
Puis les vaches et le fermier ont été ajoutés en ombres chinoises, aussitôt reliées au sol par la grande ombre qui couvre tout le premier plan.

Anne Coquéau- Velut - "La Jeune Fille au panier" - 30 x 40 cm -2017


"La jeune fille au panier" a été traitée de la même façon que la Belle de Sarzeau : des lumières crues pour éclairer le sujet ; une simplification des détails (cheveux, jupe, tablier, panier et surtout la paille). 
Tout est dit dans l'attitude de la jeune femme. 

Anne Coquéau- Velut - "Les Bûcherons vosgiens" - 40 x 30 cm -2017

Et pour terminer, cette scène représentant des bûcherons vosgiens au travail.
Elle a été réalisée avec seulement quatre couleurs : Céruléum / Terre de Sienne Naturelle /terre de sienne brûlée et Vert Winsor. 
Le fond a été fait dans l'humide. Les bûcherons et les arbres ont été ajoutés sur papier sec.